Tourisme écolo : qu’est-ce que le woofing ?

qu'est-ce que le woofing

 

C’est une anglaise qui en a eu l’idée en 1971. Sue Coppard, une londonienne, a voulu proposer aux urbains de venir découvrir la campagne le temps d’un week-end, tout en aidant aux travaux de l’agriculture biologique. Les premiers woofers ont commencé leur expérience dans le Sussex, dans une ferme bio-dynamique d’Emerson College.


 

Woofing : définition et destinations

Pour définir le wwoof en une phrase et en anglais, cela signifie « World Wide Opportunities on Organic Farms » et traduit en français « opportunités mondiales dans des fermes biologiques ».

En plein essor, le woofing se pratique dans plus d’une centaine de pays, sur tous les continents. En France, il se développe rapidement et comme on aime bien prendre des raccourcis, on écrit parfois wwoofing avec un seul w. Vous pouvez donc partir wwoofer en Patagonie chez un éleveur de chevaux, en Australie, en République Tchèque, en Suisse, dans la campagne irlandaise, en Sierra Leone ou aller ramasser des oignons en Eure-et-Loir… Vous l’imaginez, certains pays ont tellement de demandes que les places sont rares.

 

Les grands principes du woofing

C’est un concept écologique, économique, pédagogique et solidaire, une alternative non commerciale. Vous voyagez, vous apprenez, vous êtes logé et nourri à la ferme ; en contrepartie vous participez bénévolement aux travaux sur une exploitation agricole bio. Cela peut être un élevage de bovins, une plantation de lavande, un distillateur d’huiles essentielles, un terroir viticole… Peu importe, mais on parle bien d’agriculture biologique et plus récemment de permaculture et d’écoconstruction. Il faut adhérer à l’association WWOOF du pays que l’on recherche. Il n’existe pas de lien de subordination entre l’accueillant et le bénévole. On ne signe aucun contrat. Les qualités et valeurs suivantes sont importantes : tolérance, générosité, intérêt pour les pratiques écologiques, pouvoir s’adapter avec facilité.

Témoignages

Voila le témoignage de deux soeurs parties de Moselle pour un woofing de 4 mois au Royaume-Uni, dans 3 lieux différents :

1/ Chez un producteur de pommes bio

« Avec ma soeur, nous avons appris tout le cycle complet de la culture des pommiers, du semis des graines jusqu’à la récolte des pommes. Nos hôtes étaient des gens très chaleureux, intéressants et sympathiques. Nous allions avec eux sur les marchés pour vendre les pommes, on préparait les compotes, des tartes. On rangeait, on nettoyait. On aurait aimé prolongé notre séjour. »

2/ Chez un éleveur de poulets et de pintades bio

« La journée commençait à 7H. On allait nourrir les volailles en compagnie de l’éleveur. Puis, il fallait les faire sortir des hangars, puisque c’étaient des poulets et des pintades élevés en plein air. On les rentrait le soir entre 18H et 19H. L’éleveur ne parlait pas beaucoup et on a eu des difficultés à s’intégrer. Il avait beaucoup de problèmes avec les voisins qui se plaignaient du cri perçant et permanent des pintades (c’est vrai, elles font vraiment du bruit !). On a eu l’impression d’être ignorées et même exploitées. Avec le recul, on s’est dit qu’on n’aurait du partir, on était mal à l’aise. »

3/ Chez un particulier possédant un grand parc avec de nombreux végétaux : arbres, fleurs, plantes potagères…

« Là nous avons fait la connaissance de deux autres woofers, un coréen du sud et un brésilien, avec qui nous avons travaillé pendant notre séjour. On avait beaucoup de temps libre et on a pu visiter les environs. C’était chouette ! Notre travail consistait à semer des graines de fleurs ou de légumes ou à repiquer des plants en pleine terre. On a appris à faire du compost, à traiter des arbres fruitiers avec des produits biologiques et on s’est initié à la permaculture. L’endroit était superbe, nos chambres très grandes, la nourriture très saine et les gens agréables. »